Wampum : perles de diplomatie - Musée McCord Stewart
en

Exposition temporaire

Dernière Chance! Jusqu'au 10 mars 2024

Wampum : perles de diplomatie

En exclusivité canadienne

Objets exceptionnels fabriqués à partir de perles de coquillages marins, les wampums ont été échangés pendant plus de deux siècles – du début du 17e au début du 19e siècle – lors de rencontres diplomatiques entre les nations présentes dans le nord-est de l’Amérique, y compris les nations européennes. Cette exposition d’une ampleur sans précédent rassemble, pour la première fois, plus de 40 colliers de wampum issus de collections publiques et privées québécoises, canadiennes et européennes. Une quarantaine de biens culturels de l’époque contribuent aussi à la contextualisation et à la compréhension de leur rôle fondamental.

La participation de voix autochtones contemporaines à l’exposition souligne l’importance toujours actuelle des colliers de wampum dans les cultures autochtones. Découvrez les œuvres des artistes Hannah Claus, Nadia Myre, Teharihulen Michel Savard et Skawennati, inspirées des wampums, et écoutez les témoignages de membres de plusieurs nations sous la forme de séquences audiovisuelles.

Puissants symboles culturels et politiques autochtones, les wampums recèlent des messages et des connaissances qui gagnent à être entendus. En tant que témoins matériels de principes et d’ententes sacrés qui relient les nations, ces objets précieux sont porteurs d’histoires et méritent d’être mieux compris. L’exposition vous invite à comprendre le rôle fondamental des wampums dans les relations entre les nations autochtones et les nations européennes, la relation entre ces objets et les enjeux géopolitiques de l’histoire du Canada, ainsi que leur signification et leur portée actuelles.

Cette exposition est rendue possible grâce au soutien de la Terra Foundation for American Art.
Ce projet est financé en partie par le gouvernement du Canada, avec le soutien du Consulat général de France à Québec.

  • Le wampum aux deux chiens Kanien’kehá:ka, 1721-1781. Don de David Ross McCord, M1904, Musée McCord Stewart
  • Collier de wampum, provenance inconnue, 18e siècle. Don de David Ross McCord, M1905, Musée McCord Stewart
  • Collier de wampum, Huron-Wendat?, 18e siècle. Don de David Ross McCord, M1908, Musée McCord Stewart
  • Collier de wampum, provenance inconnue, 18e siècle. Don de David Ross McCord, M1910, Musée McCord Stewart
  • Collier de wampum, provenance inconnue, 18e siècle. Don de David Ross McCord, M1912, Musée McCord Stewart
  • Collier de wampum, provenance inconnue, 18e siècle. Don de David Ross McCord, M1914, Musée McCord Stewart
  • Collier de wampum, Huron-Wendat, 1760-1815. Don de David Ross McCord, M20401, Musée McCord Stewart

3 choses à savoir

Plus de 40 colliers de wampum réunis pour la première fois

Développée et coproduite avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris, l’exposition a d’abord été présentée à Paris puis au Seneca Art and Culture Center, à Victor dans l’État de New York. Unique étape au Canada, la présentation à Montréal rassemble la plus importante sélection de biens culturels : elle comprend notamment 13 wampums de la collection du Musée McCord Stewart ainsi que –jusqu’au 2 décembre 2023– le wampum offert par la communauté de Kanesatake au pape Grégoire XVI, qui revient sur le territoire nord-américain pour la première fois depuis 1831.

En arpentant les divers espaces de l’exposition, vous pourrez aussi observer des wampums et des objets reliés – médailles, armes, ornements, mocassins, cartes, gravures, livres, etc. – issus de la collection du Musée et des collections du Musée canadien de l’histoire, de Parcs Canada, du Musée de la Banque du Canada, du Musée de la civilisation, du Centre d’Archives Régionales Séminaire de Nicolet, du Musée Huron-Wendat, du musée du quai Branly – Jacques Chirac et du trésor de la cathédrale de Chartres.

La représentation physique des paroles

Les colliers de wampum sont la représentation physique des paroles, des ententes ou des lois qui se devaient d’accompagner tout accord ou discours entre nations. Les paroles prononcées ne sont considérées comme étant sincères que si elles sont accompagnées de wampums. Ces « colliers de vérité » servent donc à matérialiser la parole donnée, à la confirmer et à sceller les alliances.

Les différents motifs formés grâce à l’assemblage des perles revêtent une signification particulière qui aide à mémoriser le discours. Plus il y a de perles dans un collier, plus le message qui lui est associé est important. Ce système protocolaire international est adopté par les Européens, qui feront usage des colliers et cordons de wampum dans leurs négociations diplomatiques avec les nations autochtones jusqu’au début du 19e siècle.

Fabriqués à partir de coquillages marins

Les wampums sont fabriqués à partir de coquillages marins que l’on trouve sur la côte est. Ces coquillages sont blancs et pourpres. La production de perles de wampum à partir de la lèvre violacée du coquillage bivalve, très épaisse et difficile à percer, ne commence véritablement qu’avec l’introduction d’outils métalliques par les Européens. La lèvre est cassée en sections, qui sont ensuite taillées en forme de tubes, puis percées. La demande croissante de perles de wampum au 18e siècle incitera les fabricants à employer le reste de la coquille pour produire des perles blanches. Malgré l’utilisation d’outils métalliques européens, on estime qu’un artisan produisait en moyenne 42 perles par jour.

On peut donc facilement imaginer la valeur considérablement élevée d’un collier de wampum de 10 000 perles et, par le fait même, pourquoi certaines nations européennes ont tenté de produire des wampums avec des perles en verre, en porcelaine, en ivoire ou en marbre. Les perles sont reliées entre elles par divers matériaux comme des fibres végétales ou animales (par exemple : chanvre ou tendon). Certaines perles sont peintes à l’aide de pigments rouges (ocre rouge ou vermillon).

  • Palourdes employées pour la confection des perles de wampum violettes. <i>Mercenaria mercenaria</i>. New York, New Jersey, Caroline du Nord et du Sud. Collection Carpenter, Musée Redpath.
  • Cordon de wampum, Haudenosaunee, 1765-1830. Coquillages, fibre végétale. M13321, Musée McCord Stewart

En savoir plus sur les wampums

Wampum ou wampums?

Il importe de faire une distinction entre « le » wampum et « les » wampums. Lorsqu’on parle « du » wampum, on renvoie au matériel, à la matière première, c’est-à-dire aux perles. Par contre, lorsqu’on parle « des » wampums, on réfère alors aux colliers de wampum (ou de porcelaine), qui sont en fait des bandes perlées de plusieurs rangs de perles tissées. Les Français nommaient les wampums « colliers de porcelaine » et les Anglais « wampum belts ». Ces deux expressions identifient le même objet échangé lors des rencontres diplomatiques officielles. Enfin, il faut distinguer un collier d’un cordon ou d’une « branche de porcelaine » (string of wampum), cette dernière étant constituée de perles enfilées sur une seule corde. On échangeait les cordons et les branches isolement ou attachés ensemble pour former une unité de plusieurs centaines de perles.

Dit-on un collier ou une ceinture de wampum?

Dans la littérature sur les wampums, on retrouve parfois l’utilisation de l’expression «ceinture de porcelaine», qui n’est en fait que la traduction de l’anglais «wampum belt». Pourtant, dans les archives françaises, les wampums sont toujours désignés par «colliers de porcelaine»; les Français échangeaient ces colliers de la même façon que les Anglais échangeaient des «wampum belts». Certaines traductions anglaises de sources françaises ont souvent traduit le mot « collier » par «collar», ce qui porte davantage à confusion. 

Est-ce un bijou, une parure ou une ceinture?

Les perles de wampum ont servi à orner les objets et les vêtements, ainsi qu’à créer des ornements (manchettes, pendentifs). Les wampums ne sont pas réellement des colliers ni des ceintures (belts); ce ne sont pas des vêtements. C’est surtout vers les années 1870-1930 que certains chefs les portent (surtout chez les Wendat). 

Pour en savoir plus sur l’enjeu de traduction, visionnez la conférence de Jonathan Lainey présentée dans le cadre de la série Les découvertes du McCord Stewart.

Est-ce que les wampums sont toujours produits par les différentes nations?

Les wampums ne sont plus produits ou échangés de façon officielle depuis le début du 19e siècle, et plus précisément depuis la guerre anglo-américaine de 1812; des reproductions de wampums sont toutefois réalisées aujourd’hui. Après la guerre, le rapport de force dont disposaient les Autochtones s’est étiolé. Le poids militaire n’est plus là. Et l’usage de l’écrit supplante progressivement celui des wampums. Les Autochtones vont parfois exiger des copies papier des traités et des ententes conclus avec les Européens.

Qu’est-ce qu’un wampum votif?

Ce sont des wampums qui ont été remis par les communautés autochtones aux communautés religieuses et sur lesquels sont tissés des textes en latin. Sur la dizaine de wampums votifs produits depuis 1654, seulement troiswampums ont été conservés jusqu’à nos jours. Les trois sont présentés dans l’exposition.

En savoir plus sur l'appartenance et les droits de propriété

Les wampums ont-ils été volés aux communautés?

Il est possible de présumer – étant donné la nature et la fonction de ces objets – que la plupart des wampums conservés en Europe ont été offerts de plein gré par les nations autochtones lors de l’échange initial. Au Canada et aux États-Unis, des individus de communautés autochtones, parfois des aînés, des chefs ou des descendants de chefs qui ont hérité de ce patrimoine, ont vendu ou donné des wampums à des collectionneurs amateurs ou professionnels (antiquaires, numismates ou anthropologues).  

La vente ou l’acquisition des wampums par les collectionneuses et collectionneurs peut soulever certaines questions en ce qui a trait au consentement des individus des communautés à vendre les wampums. En effet, comme le soulignait le rapport Portés à l’action de l’Association des musées canadiens (p. 53) : « La contrainte remet en question le caractère volontaire d’une acquisition. Elle est présente si l’une des parties prenantes à tout commerce de biens ou de propriété intellectuelle est forcée d’agir contre sa volonté ou selon son meilleur jugement en raison de menaces, de violences ou de contraintes sociétales. » Cette notion de contrainte est donc à prendre en compte lorsque vient le temps de considérer la propriété des objets de musée. 

Beaucoup de biens culturels ont pu être acquis légalement par les collectionneuses et collectionneurs. Cependant, il est important de se questionner – étant donné le contexte dans lequel vivaient les Autochtones à certaines époques – si la vente d’objets d’une grandeur valeur spirituelle à des collectionneurs n’était pas une simple question de survie. En effet, il existe plusieurs exemples de situations où des wampums ont été mis en gage par leur gardien et n’ont pu être récupérés par la suite, faute de moyens.  

Dans d’autres cas, on sait que les wampums ont été saisis par des forces de l’ordre. En 1924, c’est au nom du gouvernement fédéral que la Gendarmerie royale du Canada a saisi les wampums que conservaient les Six Nations de Grand River. 

Sommes-nous en mesure de confirmer la méthode d’acquisition?

Il est parfois possible de remonter à la première acquisition par une collectionneuse ou un collectionneur. Cependant, il est souvent difficile, voire impossible de déterminer si cette vente a été faite sous la contrainte. Étant donné la nature hautement symbolique et spirituelle des wampums, il est raisonnable d’estimer que les ventes n’ont pas été faites en l’absence totale de contrainte.  

  • Le mode de collecte et la source précise sont rarement clairement indiqué ni la source précise. Les objets ont souvent été vendus sans l’autorisation de la communauté ou des chefs, ce qui pourrait rendre la légitimité de la transaction discutable aujourd’hui. 
  • Un des motifs expliquant la vente de ces objets serait le changement du mode de propriété qui est passé progressivement, entre la fin du 19e et le début du 20e siècle, du domaine collectif et national à la sphère individuelle et familiale3 
  • On sait que certains wampums ont été légués ou vendus afin de bénéficier de meilleures conditions de conservation, particulièrement aux États-Unis. Craignant leur dispersion éventuelle ou leur lente destruction, certains chefs ont placé leurs wampums dans des universités ou des musées nationaux qu’ils ont officiellement nommés les « gardiens des wampums ».

Comment les wampums de la collection du Musée ont-ils été acquis?

La majorité des wampums de la collection du Musée McCord Stewart ont été vendus par David Swan à David Ross McCord au début des années1900. Swan était un individu de Kanesatake qui était aussi présent dans la région de la baie Georgienne. Il acquérait ainsi des objets pour McCord autour de Montréal ainsi qu’en Ontario (baie Georgienne, Toronto, lac Huron).

Est-ce que les nations d’origine des wampums dans l’exposition sont connues?

Sur les 40wampums présentés dans lexposition, nous savons quil y en a un qui provient des Abénakis, une dizaine qui proviennent de Wendake et quatre de Kanesatake. L’origine des autres wampums demeure inconnue.

Est-ce que les wampums ont été réalisés seulement par les communautés autochtones?

Les wampums ne sont pas uniquement d’origine autochtone. Certains d’entre eux ont été produits et offerts par les Britanniques et les Français lors d’échanges avec les communautés autochtones. Pour en savoir plus, consultez l’article L’usage des colliers de wampum par les Européens, écrit par Jonathan Lainey sur le Blogue du Musée.

En savoir plus sur cette exposition

Pourquoi réaliser une exposition sur les wampums au Musée?

Pour profiter d’une occasion unique : l’itinérance d’une exposition sur le sujet réalisée au musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris (MQB). Jonathan Lainey, conservateur Cultures autochtone au Musée McCord Stewart, faisait partie du comité scientifique de l’exposition présentée au MQB ce dernier possède une très grande l’expertise sur le sujet.

Cela permet également de présenter les 13 wampums que possède le Musée McCord Stewart – la plus grande collection dans une institution muséale canadienne.

Les objectifs de cette exposition sont :

  • Faire connaître les wampums (développer le savoir scientifique du Musée sur le sujet), les démystifier (pour le grand public, mais aussi pour les Autochtones)
  • Redonner de l’importance à des objets qui témoignent d’alliances qui sont au fondement du pays (reconnaissance de leur importance), expliquer leur rôle, parler de leur actualité
  • Mettre en lumière les collections d’ici (Ontario et Québec), qui sont moins bien connues que celles des États-Unis
  • Identifier, regrouper et rendre accessibles ces objets importants, précieux, convoités et rarement exposés
  • Engager des discussions et des réflexions
  • Rassembler, provoquer des occasions de rencontre, de paix et d’amitié (comme les wampums le faisaient autrefois)

Les nations autochtones ont-elles été impliquées dans la réalisation?

Le contenu de l’exposition a été codéveloppé par un comité scientifique composé de deux conservateurs autochtones/experts sur le sujet (Jonathan Lainey et Michael Galban), et a nécessité l’aide de chercheurs autochtones – Jean-Philippe Thivierge (historien et membre de la nation huronne-wendat), Darren Bonaparte (historien et auteur ahkwesahsró:non) et Nicole O’bomsawin (Abénakise) – et la collaboration de représentantes et représentants des nations (par exemple : le centre culturel et le conseil de bande de Kanesatake). 

Nous avons également veillé à inclure les langues autochtones dans les traductions des titres en mohawk, en wendat et en abénakis, ainsi que dans les paroles parlées en mohawk et en wendat que l’on peut entendre dans l’exposition. 

On connaît la provenance de wampums pour seulement deux communautés d’origine : Wendake et Kanesatake. Elles ont participé à l’exposition et ont écrit les légendes de leurs objets lorsque cela était possible. 

Avant l’ouverture de l’exposition au Musée McCord Stewart, les 40 wampums ont été accueillis selon les protocoles requis par les gens de la Maison longue de Kahnawake; 38 représentantes et représentants de différentes nations (Mohawk, Wendat, Algonquin, Onondaga, Abénaki, Tuscarora) ont été reçus et ont pu connecter directement avec les wampums. 

Le comité consultatif autochtone, créé par le Musée en 2019, a aussi été consulté à chaque étape du processus de réalisation de l’exposition.  

Pourquoi les 11 nations autochtones au Québec ne sont-elles pas toutes représentées?

  • Il ne s’agit pas d’une exposition sur l’histoire des nations autochtones au Québec (comme Voix autochtones d’aujourd’hui : savoir, trauma, résilience), mais une exposition sur des objets particuliers.  
  • Ce ne sont pas toutes les nations qui ont utilisé le wampum dans leurs relations diplomatiques.  
  • L’exposition est basée sur la recherche du musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris, qui a travaillé avec les Wendat, les Senecas et les Abénakis.  
  • Nous avons collaboré avec les communautés de Kanesatake et de Wendake, étant donné que certains wampums proviennent de ces endroits.  
  • Nous avons tenté d’ajouter des voix et les perspectives des Anishinabés, sans succès.

Qui est l’homme sur le visuel de l’exposition? Quelle est l’histoire de son wampum?

Joseph Swan Onasakenrat est le frère de David Swan qui a vendu le Two Dog Wampum à David Ross McCord en 1919 (le wampum que l’on voit sur la photo). 

Fils de Lazare Akwirente, le Kanien’kehá:ka (Mohawk) Joseph Onasakenrat (dit le cygne ou la plume blanche) voit le jour à la seigneurie de Deux-Montagnes en 1845. Son enfance est marquée par un climat de crise entre les membres de sa communauté et les seigneurs sulpiciens. D’une intelligence hors du commun, Joseph Onasakenrat se révèle même plus brillant en Éléments latins que Louis Riel, son collègue de classe au Collège de Montréal et futur chef rebelle métis. Durant cette période, il mesure le décalage entre le mode de vie fastueux des Sulpiciens, responsables de son éducation, et l’extrême pauvreté de son village sous la gouverne de ces mêmes religieux. De retour à Deux-Montagnes où les tensions sont toujours présentes, il est considéré d’un bon œil par les Sulpiciens qui encouragent son élection comme chef de la communauté en 1868. 

Pour plus d’informations, consultez l’article « Visages de notre histoire : Joseph Onasakenrat, une vie à la défense des droits des Mohawks », publié dans le Journal de Montréal par le MEM – Centre des mémoires montréalaises, ou le Dictionnaire biographique du Canada.

Comment le Musée rend-il l’exposition accessible aux membres des communautés autochtones?

  • L’accès au Musée est gratuit pour les membres des communautés autochtones.
  • Les groupes scolaires et communautaires des nations autochtones sont accueillis gratuitement. Les frais de déplacement, d’hébergement et d’accompagnement sont pris en charge par Rio Tinto. En date du 6 novembre 2023, 24 groupes ont prévu venir au Musée dans le cadre de ce programme.
  • Les jeunes du primaire ont accès à un atelier gratuit en ligne, réalisé en collaboration avec la Cabane à culture; 1 300 jeunes provenant de 53 classes à travers le Québec ont participé à l’atelier jusqu’à maintenant (dont un groupe de la baie James).
  • Un dépliant d’information (petit livret) est offert gratuitement aux groupes scolaires en français, en anglais et en kanien’kehá:ka. Il a été réalisé en collaboration avec nos stagiaires à l’été 2023, soit Sakoianonhawi Curotte et Agatha Lambert. Ce projet de médiation a été financé par Patrimoine canadien.

Est-ce qu’un parcours famille est proposé?

Des cartels à l’intention des jeunes et des familles ont été placés tout au long de l’exposition pour créer un dialogue avec les enfants autour de l’exposition et faciliter leur compréhension.

Demandes de restitution

Les objets présentés pourraient-ils être restitués aux communautés?

Le Musée reconnaît les droits d’accès des communautés autochtones à leur patrimoine. Si la demande nous était faite, il est certain que nous serions ouverts à organiser une rencontre pour discuter du meilleur endroit pour conserver ces objets de grande importance.

Cependant, nous ne pouvons rien faire ni décider en ce qui a trait aux nombreux objets exposés qui proviennent de prêts d’autres institutions.

Est-ce que certains wampums font l’objet de demandes de restitution?

Un des wampums de la collection du Musée fait lobjet dune demande. Toutefois, celle-ci est absolument préliminaire. La communauté source sait que ce wampum est ici et qu’il est bien conservé et accessible. Certaines personnes de cette communauté préfèrent attendre d’avoir un endroit sécuritaire pour le préserver avant d’en faire la demande.

Est-ce que les biens culturels présentés seront conservés au Musée après l’exposition?

Les biens culturels qui étaient conservés dans la collection du Musée seront retournés dans les salles dentreposage. Tous les objets empruntés à d’autres musées et à des individus retourneront à leurs propriétaires, à leurs dépositaires ou aux institutions prêteuses.

Remerciements

Le Musée remercie son équipe et toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de cette exposition

Une exposition du Musée McCord Stewart développée et coproduite avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris.

Commissaire principal pour la présentation à Montréal
Jonathan Lainey, conservateur, Cultures autochtones, Musée McCord Stewart

Commissaires associé·e·s
Michael Galban, conservateur du Seneca Art and Culture Centre, Ganondagan State Historic Site, Victor (New York)
Paz Núñez-Regueiro, responsable de l’Unité patrimoniale des collections Amériques au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris
Nikolaus Stolle, chercheur associé pour le projet CRoyAN, musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris

Gestion de projet
François Vallée, chargé de projet, Expositions, Musée McCord Stewart

Scénographie et conception graphique
Principal

Comité scientifique
Darren Bonaparte, Historien et auteur ahkwesahsró:non
Jean-Philippe Thivierge, Nation huronne-wendat

Éclairage
Lightfactor

Impression
Graphiscan

Impression photographique
Louis Lussier

Révision et traduction
Christine Dufresne (Français)
Pascale Guertin (Français)
Edith Skewes-Cox (Anglais)

Intégration multimédias
Studio Kay

Collaboratrices et collaborateurs
Kim Arseneault
Karine Awashish
Renaude Bastien
Valérie Bonspille
Victor Bonspille
Philippe Charland
Hannah Claus
Katsitsénhawe Linda Cree
Ka:nahsohon Kevin Deer
Tommy Deer
Valérie Dezelak
Fannie Dionne
Matthieu Gill-Bougie
Brad Gros-Louis
Heather Igloliorte
Johanne Lamoureux
Mgr Christian Lépine
Andrée Levesque Sioui
Megan Lukaniec
Philippe Meilleur
Mélissa Mollen-Dupuis
Nadia Myre
Kanerahtenhá:wi Hilda Nicholas Nicole O’Bomsawin
Lisa Phillips
Lise Puyo
Teharihulen Michel Savard
Skawennati
Yves Sioui Durand
Jean Tanguay
Leandro Varison

Équipe du Musée McCord Stewart
Expositions
Geneviève Lafrance, cheffe, Expositions
John Gouws, technicien en chef, Expositions
Mélissa Jacques, Olivier LeBlanc-Roy, Patrick Migneault, Siloë Leduc, Joëlle Blanchette, Lyndon Polan, Philippe Bélanger, techniciens, Expositions
Stéphanie Poisson, cheffe, Diffusion numérique, Collections et expositions
Anne-Frédérique Beaulieu-Plamondon, coordonnatrice, Diffusion numérique, Collections et expositions
Eric Fauque, consultant technique – multimédia

Restauration
Caterina Florio, cheffe, Restauration
Sara Serban, restauratrice
Denis Plourde, adjoint, Restauration

Gestion des collections
Karine Rousseau, cheffe adjointe, Gestion des collections
Geneviève Déziel, coordonnatrice au catalogage, Gestion des collections
Camille Deshaies-Forget, adjointe, Gestion des collections
Roger Aziz, Photographe
Laura Dumitriu, Photographe
Josianne Venne, technicienne principale, Gestion des collections

Action éducative, citoyenne et culturelle
Leïla Afriat, chargée de projets, Relations avec les communautés, Action éducative, citoyenne et culturelle

Marketing, communications et expérience visiteur
Pascale Grignon, directrice principale, Marketing, culture et inclusion
Catherine Morellon, cheffe, Communications
Sabrina Lorier, conseillère principale, Engagement numérique
Philippe Bergeron, conseiller, Engagement numérique
Marc-André Champagne, conseiller, Relations publiques
Sandra Nadeau Paradis, conseillère, Publicité et promotion
Anne-Marie Demers, designer graphique
Anne-Marie Beaudet, cheffe, Marketing et expérience visiteur
Lison Cherki, coordonnatrice, Développement des clientèles
Maïa Mendilaharzu, coordonnatrice, Abonnement et expérience de visite
Antonin Gélinas, chef, Services au public

Écoutez les témoignages de membres de plusieurs nations pour comprendre les puissants symboles culturels et politiques que sont les wampums.

Parcourez les salles de l’exposition.

À ne pas manquer

ce que l'on en dit

« Une exposition fascinante » Marie-Claude Di Lillo, Le Devoir
« Une exposition exceptionnelle » Jean-François Nadeau, Le Devoir
« Une magnifique expo au Musée McCord Stewart de Montréal » Julien Rensonnet, L'avenir
Exposition développée et coproduite avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris
Présentateur de l'exposition au Musée McCord Stewart
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