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Exposition temporaire

Du 26 novembre 2026 au 6 septembre 2027

Tissages rebelles + Trames souveraines

Tissages rebelles + Trames souveraines, une exposition sous le commissariat de Wanda Nanibush et Sage Paul, rassemble 39 artistes autochtones de plus de 30 nations dont les pratiques redéfinissent les frontières entre l’art contemporain, la mode, l’artisanat et les pratiques traditionnelles, lesquelles sont toutes réunies dans l’art autochtone. À travers cet important rassemblement d’artistes, cette exposition monumentale et percutante célèbre la force créatrice des cultures autochtones contemporaines.

La pratique artistique, qui se pose comme la manifestation de l’agentivité créative individuelle ou collective, revêt une grande importance dans les sociétés autochtones, que ce soit à des fins d’ornementation, d’embellissement, de mise en récit, de mémoire, d’histoire, d’ententes politiques, d’humour, de célébration, de guérison, de divertissement, de cartographie ou d’abstraction.

En honorant la conception autochtone de l’art, Tissages rebelles + Trames souveraines se veut un traité sur le rôle central qu’occupe la création dans le tissu social et inversement, tout en mettant de l’avant la notion de construction d’avenirs ancestraux à travers le prisme de la temporalité autochtone.

L’exposition vous plongera dans l’amour du jeu, de la danse, des ancêtres queers, de la protection des rivières et du territoire, des rêves, de la matérialité, de la parenté animale, des robes-tipis et des lèvres géantes de castor.

Artistes

Barry Ace • Joi T. Arcand • Angel Aubichon • Christi Belcourt • Rebecca Belmore • Catherine Blackburn • Michel Dumont • Korina Emmerich • FAFSWAG • Teri Greeves • Maureen Gruben • Martine Gutierrez • Lesley Hampton • Cannupa Hanska Luger • Ursala Hudson • Ursula Johnson • Jaad Kuujus/Meghann O’Brien • Sonya Kelliher-Combs • Yuki Kihara • Ema Lyon • Meryl McMaster • Kent Monkman • Caroline Monnet • Nadia Myre • Darlene Naponse • Shelley Niro • Mathew Nuqingap • Curtis Oland • Taqralik Partridge • Celeste Pedri-Spade • Rosanna Raymond • Cheyenne Schlup • Suzanne Tamaki • Maggie Thompson • Elina Waage Mikalsen • Scott Wabano • Olivia Whetung • Nico Williams • Jennifer Younger

À propos des commissaires

Wanda Nanibush

Wanda Nanibush est une commissaire, autrice, organisatrice communautaire et intellectuelle de la sphère publique Anishinaabe citoyenne de la Première Nation Beausoleil.

Elle est actuellement membre de l’équipe commissariale de la Triennale d’art de St. Louis, Counterpublic 2026, ainsi que cocommissaire de l’exposition Tissages rebelles + Trames souveraines, produite par le Musée McCord Stewart, à Montréal.

En 2025 et 2026, elle a été professeure invitée Helen Frankenthaler en commissariat au sein du programme de doctorat en histoire de l’art à la City University of New York. The James Gallery, la galerie de l’établissement, a d’ailleurs présenté son exposition Sovereign Acts III en 2026. En 2025 et 2026, elle a également agi à titre d’invitée de marque Barker Fairley et de chargée de cours à temps partiel dans le cadre du programme de maîtrise en études visuelles de la Faculté d’architecture, d’aménagement et de design John H. Daniels de la University of Toronto. Elle est en outre la directrice et la fondatrice d’aabaakwad, un sommet international de conférences et de performances rassemblant annuellement plus de 80 commissaires, autrices, auteurs et artistes autochtones.

Nanibush a commissarié nombre d’expositions thématiques, collectives et rétrospectives, y compris Radical Remembrance: The Sculptures of David Ruben Piqtoukun; Robert Houle, Red is Beautiful; Rebecca Belmore : Braver le monumental; Rita Letendre: Fire & Light; et Toronto: Tributes + Tributaries, 1971-1989.

Elle a remporté le Toronto Book Award en 2023 pour l’ouvrage qu’elle a corédigé, Moving the Museum: Indigenous + Canadian Art at the AGO, relatant certaines de ses réalisations novatrices à titre de première conservatrice de l’art autochtone et de coconservatrice de l’art autochtone et canadien au Musée des beaux-arts de l’Ontario.

Elle est titulaire d’une maîtrise en études visuelles de la University of Toronto et est professeure associée à l’Université York. En 2024, la Hnatyshyn Foundation lui a décerné le Prix milieu de carrière pour l’excellence commissariale en art contemporain. nanibush a signé de nombreuses publications portant sur l’art, la politique, l’histoire, le féminisme et la sexualité autochtones.

Sage Paul

Sage Paul est une femme Dënesųłıné originaire du milieu urbain de Toronto et membre de la Première Nation d’English River. Elle est une artiste et créatrice de mode primée dont la démarche se situe au croisement de la mode, de l’artisanat et des textiles autochtones, tout en mettant l’accent sur la famille, la souveraineté et la résistance en vue d’atteindre l’équilibre. Paul a notamment fondé Indigenous Fashion Arts en 2017, dont elle assume la direction générale et artistique. Elle a largement contribué à la mise en œuvre d’initiatives visant à faire rayonner le talent de créatrices et de créateurs de mode autochtones, y compris le Indigenous Fashion Arts (anciennement Indigenous Fashion Week Toronto), la Nuit Blanche Toronto, le défilé de mode international dans le cadre de la London Fashion Week, le Artscape Launchpad, le Setsuné Indigenous Fashion Incubator ainsi que des délégations canadiennes commerciales à Milan, à Mexico, en Afrique du Sud et à Londres, de même qu’au sein d’institutions comme le Musée royal de l’Ontario, IKEA Canada et le magasin Simon.

Elle a collaboré avec le InStudio Magazine (Centre des arts de Banff), le Walker Reader (Walker Arts Centre) et TEDx Toronto, en plus d’agir à titre de consultante auprès de la Toronto Metropolitan University, d’Urbani_T, des Canadian Art and Fashion Awards, du Harbourfront Centre et de bien d’autres instances, y compris d’artistes œuvrant dans les milieux de l’art et de la mode. Elle a en outre offert des services de consultation en mode autochtone à de nombreux organismes, comme la OCAD University, la Toronto Metropolitan University, la World Intellectual Property Organization, Patrimoine canadien et le Conseil des arts du Canada.

En 2022, elle a remporté le Prix Changemaker, décerné dans le cadre des Canadian Arts and Fashion Awards, et s’est hissée pour une seconde fois parmi les finalistes du Prix du premier ministre pour l’excellence artistique. En 2017, le magazine enRoute la qualifie de « figure éminente de la scène canadienne de la mode autochtone ». Paul s’est également vu décerner le Prix Design Exchange RBC Emerging Designer, en plus d’avoir été reconnue comme cheffe de file œuvrant à la transformation de l’Ontario par la ministre associée des Perspectives sociales et économiques pour les femmes de l’Ontario.

Paul se qualifie à la fois de philosophe et de créatrice. Elle réutilise des tissus recyclés et intègre des matériaux naturels, comme le cuir brut et les bois de cerf dans ses créations de mode, qui ont été exposées et présentées dans le cadre de diverses expositions collectives. Il lui arrive également de vendre ses œuvres, mais c’est surtout la création qui l’anime.

À propos des artistes

Barry Ace

Barry Ace est un artiste visuel établi à Ottawa. Il est un debendaagzijig (citoyen) de la Première Nation M’Chigeeng, de l’île Manitoulin, en Ontario. Sa pratique se concentre sur les effets de l’ère numérique ainsi que la manière dont elle transforme et imprègne progressivement la culture Anishinaabe avec des nouvelles technologies et moyens de communication. Ses œuvres comblent le fossé entre les savoirs, l’art et les relations de pouvoir historiques et contemporains, tout en incarnant une esthétique Anishinaabe réunissant les générations.

Son corpus artistique a été présenté dans le cadre d’expositions collectives et individuelles, et se trouve dans des collections publiques et privées notoires, au Canada comme à l’étranger, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée canadien de l’histoire, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, du North American Native Museum (Zurich, Suisse), d’Affaires mondiales Canada, de la Banque TD, de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada ainsi que dans la collection McMichael d’art canadien.

Joi T. Arcand

Joi T. Arcand est une artiste originaire de la Nation Crie de Muskeg Lake, en Saskatchewan, sur le territoire visé par le Traité 6. Elle réside actuellement sur le territoire Algonquin non cédé d’Ottawa, en Ontario. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de la University of Saskatchewan en 2006, de même qu’un baccalauréat ès arts en langue nêhiyawêwin (langue Crie) en 2024. En 2018, elle s’est hissée parmi les finalistes du prestigieux prix Sobey pour les arts.

Sa pratique artistique, qui se trouve à la confluence de l’installation, de la photographie et du design, est guidée par une réappropriation et une autochtonisation visionnaires et subversives des espaces publics, par l’utilisation du nêhiyawêwin et de l’écriture syllabique.

Angel Aubichon

Originaire du nord de la Saskatchewan, Angel Aubichon est une créatrice de mode Crie-Métisse de la Nation Crie de Peepeekisis. Elle est également cofondatrice d’Indi City. En proposant l’ensemble traditionnel féminin La voix de la matriarche s’élève, elle est devenue la première designer autochtone de renommée internationale à intégrer la technologie à la régalia.

Elle est une créatrice multidisciplinaire d’art vestimentaire qui puise son inspiration artistique et sa mémoire ancestrale à même sa lignée matriarcale. En combinant l’art traditionnel, le design contemporain et la technologie, Aubichon propose un récit visuel de l’autochtonisation de l’île de la Tortue. Sa technologie prêt-à-porter a été présentée dans le cadre d’expositions et de défilés de mode sur la scène internationale.

Christi Belcourt

Christi Belcourt (apihtâwikosisâniskwêw [Métisse]/mânitow sâkahikanihk [ascendance Métisse du lac Saint-Anne]) est une artiste visuelle, environnementaliste, militante pour la justice sociale et avide apprenante de la langue crie. Elle est surtout reconnue pour ses peintures grandioses rappelant le perlage floral métis.

À travers sa pratique, elle voue un profond respect aux traditions et aux savoirs de son peuple. À l’instar des générations d’artistes d’origine Métisse qui l’ont précédée, elle célèbre la beauté du monde naturel tout en explorant les propriétés symboliques de la nature. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et permanentes en Amérique du Nord, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, du Gabriel Dumont Institute, de la Thunder Bay Art Gallery et du Minneapolis Institute of Art. Elle a été nommée lauréate des arts autochtones pour l’année 2014 par le Conseil des arts de l’Ontario. En 2016, elle a reçu à la fois le Prix des arts du premier ministre et le Prix du Gouverneur général pour l’innovation. En 2023, elle s’est vu décerner deux doctorats honorifiques : en arts visuels, de l’Algoma University (Sault-Sainte-Marie), et en lettres, de la Wilfrid Laurier University (Waterloo). En 2025, elle a figuré sur un timbre canadien rendant hommage aux leaders autochtones dans leurs domaines respectifs. Elle a en outre reçu un doctorat honorifique en arts de l’Ontario College of Art and Design University et, plus récemment, en 2026, a été nommée membre de l’Ordre du Canada.

Elle a coorganisé plusieurs projets communautaires nationaux d’envergure, notamment Marchons avec nos sœurs (2012-2021), une tournée commémorative nationale visant à honorer la mémoire des femmes, des filles et des personnes bispirituelles autochtones assassinées ou disparues; le Willisville Mountain Project (2010-2013), une initiative artistique communautaire au terme de laquelle la société minière Vale Mining s’est engagée à ne pas exploiter la montagne Willisville; diverses collaborations avec la Collection Onaman et Nimkii Aazhibikong, un espace consacré aux arts et aux langues ancrés dans le territoire, ouvert toute l’année dans le nord-est de l’Ontario.

Rebecca Belmore

Rebecca Belmore (née en 1960) est une artiste multidisciplinaire de renommée internationale résidant actuellement à Thunder Bay, en Ontario. Ancrées dans les réalités politiques et sociales des communautés autochtones, ses œuvres établissent des liens évocateurs entre les corps, le territoire et la langue. Son travail a été présenté dans le cadre de deux grandes expositions rétrospectives itinérantes : Braver le monumental, en 2018, et Les nommés et les sans-noms, en 2002. Elle a officiellement représenté le Canada à la Biennale de Venise en 2005. Elle a également participé à d’importantes expositions internationales, telles que la Biennale du Whitney, en 2021, la 16e Biennale d’Istanbul, en 2019, documenta 14, en 2017, et la Biennale de La Havane, en 1991. Lauréate de nombreuses distinctions, elle a reçu le Prix Audain des arts visuels en 2024 et le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2013.

Ses œuvres performatives comprennent : Braver le monumental, en 2012, Victorious, en 2011, X, en 2010, Vigil, en 2002, Wild, en 2001, et La création ou la mort : nous gagnerons, en 1991. Parmi les sculptures et installations de l’artiste se trouvent Wave Sound, Parcs Canada, en 2017, Trace, Musée canadien des droits de la personne, en 2014, et Ayum-ee-aawach Oomama-mowan : Speaking to Their Mother (performances en 1991, 1992, 1996 et 2008).

Elle a reçu le prestigieux Prix Gershon Iskowitz en 2016, le Prix Hnatyshyn des arts visuels en 2009 et le Prix VIVA de la Fondation Jack et Doris Shadbolt en 2004. Elle est titulaire de doctorats honorifiques de l’Université Laval, du Nova Scotia College of Art and Design, en Nouvelle-Écosse, de l’Emily Carr University of Art + Design, à Vancouver, et de la Ontario College of Art and Design University, à Toronto.

Catherine Blackburn

Catherine Blackburn est originaire de Patuanak, en Saskatchewan, et est membre de la Première Nation d’English River (Denesųłiné). À titre d’artiste multidisciplinaire et de joaillière, sa pratique narrative aborde souvent le colonialisme canadien. Ancrées dans la féminité autochtone, ses œuvres s’alimentent de l’amour ancestral inhérent aux arts textiles. Par sa pratique, elle explore la souveraineté, la décolonisation et la représentation autochtones.

Ses œuvres ont été présentées dans le cadre d’importantes expositions nationales et internationales, y compris Perler, radicalement, Àbadakone, le Haute Couture Fashion Show de Santa Fe, aux États-Unis, le Festival Indigenous Fashion Arts et Making Kin, au Humboldt Forum, à Berlin, en Allemagne. Elle a reçu de nombreuses récompenses, dont la bourse de résidence artistique Forge en 2022 et la Bourse Eiteljorg en 2021, en plus de figurer parmi les finalistes du Prix Sobey pour les arts en 2019 et 2023.

Michel Dumont

Michel Dumont est un artiste queer, Métis, bispirituel, en situation de handicap et survivant établi à Thunder Bay, en Ontario. Il a étudié les arts visuels et la psychologie à la Lakehead University de 1986 à 1992.

Il affirme se spécialiser dans la transformation de tuiles rétro destinées à l’enfouissement en superbes œuvres de mosaïque. Je crée également des œuvres d’art vestimentaire à l’aide de ruban d’emballage, de pellicule transparente et de lumières DEL, tout en m’intéressant à l’art de l’installation. En tant que survivant d’un traumatisme intergénérationnel lié aux pensionnats, mon travail explore souvent des thèmes émergents liés aux identités anticolonialistes, autochtones, urbaines et queers.

Dumont a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles en Ontario, au Québec et au Manitoba. En 2018, il a été nommé Artiste visuel de l’année par Thunder Bay Arts & Heritage. Il a participé à deux résidences au Centre des arts de Banff en 2018 et en 2021, a reçu une bourse d’artiste du Leslie-Lohman Museum, à New York, en 2022, et a été sélectionné pour le programme Indigenous Artist in the Park en 2022, une résidence à Allen Gardens, à Toronto.

Korina Emmerich

Korina Emmerich est une artiste et designer ayant fondé la marque de mode responsable EMME Studio en 2015. Son corpus haut en couleur rend hommage à son héritage autochtone paternel, issu de la tribu Puyallup, tout en alliant art, design et sensibilisation. Axées sur la justice sociale et climatique, les créations d’Emmerich visent à mettre au jour et à démanteler les systèmes d’oppression au sein de l’industrie de la mode, ainsi qu’à remettre en question les modes de pensée coloniaux.

Elle était auparavant conseillère spéciale et formatrice au sein de la Slow Factory Foundation, en plus de siéger à son conseil d’administration, et membre du conseil d’administration du Fibers Fund. Elle est actuellement responsable des matériaux et des expositions chez Catalyst Dance.

Elle a cofondé Relative Arts, qui combine un espace communautaire physique, un atelier ouvert au public et une boutique qui met en valeur la mode et le design autochtones contemporains dans l’East Village, à New York. Cet espace, géré par des pairs, favorise l’épanouissement du futurisme autochtone par la collaboration, la célébration et la sensibilisation.

En 2025, elle a cofondé la première édition de la Indigenous New York Fashion Week et en est devenue la directrice générale. À cette occasion, elle a organisé des défilés mettant en vedette plus de 30 designers autochtones et plus de 60 mannequins autochtones, et a créé une programmation mettant en valeur l’excellence autochtone dans les domaines de la musique et des arts.

Ses créations ont été présentées au Metropolitan Museum of Art, au Museum of Modern Art, au MoMA PS1, au Denver Art Museum, au Boston Museum of Fine Arts, à l’Institute of Contemporary Art Boston, dans le cadre de la Biennale d’art contemporain autochtone, au Musée McCord Stewart, et au Textile Museum of Canada, ainsi que dans le Vogue, le Elle, le InStyle, le New York Times, le New York Magazine, et plusieurs autres publications d’envergure. Elle a présenté ses collections lors de la Vancouver Indigenous Fashion Week, du Indigenous Fashion and Arts de Toronto, du Santa Fe Indian Market’s Couture Runway Show, de la New York Fashion Week et de la Indigenous New York Fashion Week.

FAFSWAG

FAFSWAG est un collectif artistique autochtone queer primé originaire de la Moana et établi à Tāmaki Makaurau (Auckland), en Aotearoa (Nouvelle-Zélande). Il prône les changements sociaux à travers les arts et l’innovation, en posant des actions culturelles sur mesure, avant-gardistes, sensibles à la culture et adaptées aux enjeux sociaux.

Évoluant à la croisée d’une multitude de formes d’art et de genres, les artistes de FAFSWAG travaillent en collaboration pour dynamiser l’espace public et numérique, tout en s’exprimant sur leurs réalités en tant qu’artistes autochtones queers. Les origines des artistes de FAFSWAG sont ancrées dans la région du Pacifique, notamment des îles Cook, Niue, Sāmoa, Tonga, et d’Aotearoa.

Collectif artistique FAFSWAG : Falencie Filipo, Tanu Gago, Tapuaki Helu, Nahora Ioane, Moe Laga-Toleafoa, Māhia Te Kore, Tim Swann, Pati Tyrell, Jaimie Waititi et Elyssia Wilson-Heti.

Teri Greeves

Teri Greeves a appris à perler des mocassins à l’âge de huit ans. Sa carrière d’artiste a évolué au fil des ans, passant de la création d’objets traditionnels à des œuvres perlées qui racontent les histoires des peuples autochtones d’aujourd’hui. Elle a commencé à orner des souliers de sport de perles, car ceux-ci constituent un point d’accès familier permettant à un large public d’apprécier le perlage. Elle s’est servie de ce support pour symboliser les récits Kiowas qu’elle souhaitait partager avec ses propres enfants.

Les motifs picturaux en perles de l’œuvre Femmes des Grands Lacs représentent deux danseuses en robe à clochettes. Cette œuvre, ornée de motifs floraux Anishinaabeg, rend hommage au territoire natal de son mari et honore les femmes de la tribu, les Anishnaabe Quaa.

Maureen Gruben

La pratique multimédia de Maureen Gruben intègre divers matériaux organiques et industriels, souvent récupérés dans son environnement arctique local. Elle est née et a grandi à Tuktoyaktuk, où ses parents étaient des gardiens du savoir traditionnel Inuvialuit et les fondateurs de l’entreprise E. Gruben’s Transport. Elle est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de la University of Victoria ainsi que de certificats en beaux-arts, en création littéraire et en leadership autochtone du En’owkin Centre, à Penticton, en Colombie-Britannique.

Ses expositions récentes ont été présentées au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, en 2026, au RISD Museum, à Providence, au Rhode Island, en 2026, dans le cadre de MOMENTA Biennale d’art contemporain, à Montréal, en 2025, à SITE Santa Fe, en 2025, au MassArt Art Museum, à Boston, en 2025, à la Contemporary Art Gallery, à Vancouver, en 2024, au Rovaniemi Art Museum Korundi, à Rovaniemi, en Finlande, en 2024, au Fremantle Arts Centre, à Fremantle, en Australie, en 2024, au Bodenrader, à Chicago, en 2023, au Museu de Arte de São Paulo Assis Chateaubriand, au Brésil, en 2023, à la Fogo Island Gallery, à Terre-Neuve-et-Labrador, en 2023, à la Women’s Gallery & Darkroom, à New York, en 2022, au Marjorie Barrick Museum of Art de la University of Nevada, à Las Vegas, en 2022, à la Biennale d’art contemporain autochtone, à Montréal, en 2022, dans le cadre d’installations d’art public du Bentway Skate Trail & Canoe Landing, à Toronto, en 2021, au Herbert F. Johnson Museum of Art de la Cornell University, à Ithaca, à New York, en 2021, ainsi qu’à la Vancouver Art Gallery, en 2020. Elle s’est hissée parmi les finalistes du Prix Aesthetica Art en 2019 et du Prix Sobey pour les arts en 2021, et ses œuvres font partie de collections publiques et privées, notamment celle du Musée des beaux-arts de l’Ontario, du Musée des beaux-arts du Canada, de la Vancouver Art Gallery ainsi que du Centre d’art autochtone de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord du Canada.

Martine Gutierrez

Martine Gutierrez (née en 1989) est une artiste interdisciplinaire dont la pratique combine la photographie, la vidéo, la musique et la performance. Au moyen d’autoportraits et de tableaux cinématiques, elle réimagine l’identité, à la fois en tant que matériel et que méthode. Son propre corps devient un espace de transformation, un instrument lui permettant d’explorer le désir et l’appartenance.

S’inspirant des archives familiales et de son héritage multiculturel, elle allie autobiographie et artifice. Ses personnages couvrent un large éventail d’archétypes, qu’ils soient conventionnels ou marginaux, sacrés ou satiriques, incarnant l’évolution continue de la nationalité, du genre et de la sexualité. Évoluant d’un média à l’autre avec aisance, des panneaux d’affichage aux films épisodiques, en passant par les vidéoclips et les magazines, elle recontextualise et se réapproprie le langage visuel du consumérisme et des médias de masse.

En endossant tous les rôles dans ses productions – artiste, sujet, muse –, Gutierrez efface les frontières entre création et consommation. À travers les costumes, la mise en scène et l’invention narrative, elle s’interroge sur la manière dont l’identité se construit et se met en scène. Ses œuvres invitent le public à examiner la manière dont les images façonnent inévitablement les identités que nous incarnons.

Ses premières œuvres – Real Doll (2013), Girl Friends (2014) et Line Up (2014) – explorent les thèmes du genre, de l’intimité et du fantasme en intégrant souvent des mannequins comme personnages ambigus dans des réalités en constante évolution. Son film semi-autobiographique, Martine, Part I-IX (2012-2016), est une réflexion sur la transformation personnelle qu’elle a entamée alors qu’elle était étudiante de premier cycle à la Rhode Island School of Design, et qu’elle a achevé des années plus tard, en tant que jeune artiste à New York. Cette œuvre vidéo épisodique suit son personnage éponyme de Providence à New York, en passant par l’Amérique centrale et les Caraïbes, où il entre en communion avec l’architecture urbaine et les éléments naturels, comme le sable, l’eau et l’air. Martine jongle entre le permanent et l’éphémère, passant d’un endroit à l’autre, au fil de son parcours vers la découverte de soi.

En 2018, elle a créé Femme autochtone, un magazine de 124 pages regorgeant de reportages de mode, de publicités pour des produits et d’une lettre de la rédactrice en chef, le tout consacré, comme le décrit Gutierrez, à « la célébration du patrimoine autochtone Maya, à la réflexion sur l’autochtonisation contemporaine et à l’image de soi en constante évolution ». À travers le style et la structure de ce magazine sur papier glacé, elle bouleverse les idéaux conventionnels de la beauté pour révéler à quel point le sexisme, le racisme, la transphobie et d’autres préjugés sont profondément ancrés dans notre culture. Cette série d’œuvres a été exposée partout dans le monde, notamment lors de la 58e Biennale de Venise, en Italie. En 2021, le Public Art Fund lui a commandé l’installation d’art public ANTI-ICON, destinée à être exposée dans plus de 300 abris d’autobus à New York, à Chicago et à Boston.

Gutierrez a obtenu un baccalauréat en beaux-arts à la Rhode Island School of Design en 2012. Elle a également fait paraître des pièces musicales ainsi que plusieurs publicités commerciales. Celle qui réside et travaille à New York a également remporté une bourse Guggenheim en 2025.

Les œuvres de Gutierrez seront présentées dans le cadre d’importantes expositions collectives en 2026, notamment Guggenheim Pop : 1960 to Now, au Solomon R. Guggenheim Museum, Taking Back Our Space : Photographic Perspectives, au Museum of Modern Art et Frida : The Making of an Icon, qui a ouvert ses portes au Museum of Fine Arts of Houston avant de faire escale à la galerie Tate Modern. Gutierrez présentera en outre une nouvelle performance en août 2026 dans le cadre de la Biennale du Whitney. En juin 2026, elle a présenté son exposition solo Martine Gutierrez : Wunderkind, au Huis Marseille, à Amsterdam, aux Pays-Bas. En 2024, son œuvre phare ANTI-ICON : Apokalypsis a fait l’objet d’une exposition solo à la Polygon Gallery de Vancouver. Récemment, ses œuvres ont entre autres été présentées dans le cadre d’expositions individuelles et collectives au Museum of Contemporary Art de San Diego, en 2025, au National Museum of Women in the Arts, à Washington, en 2025, au Crystal Bridges Museum of American Art, en Arizona, en 2025, au Museu de Arte de São Paulo, au Brésil, en 2024; au Museum of Modern Art, à New York, en 2024; au Los Angeles County Museum of Art, en 2024; au Whitney Museum of American Art, à New York, en 2024, à la Fondation Carmignac, à Hyères, en France, en 2024, au Sainsbury Centre, à Norwich, au Royaume-Uni, en 2024, au Pérez Art Museum, en Floride, en 2023, ainsi qu’au Smithsonian American Art Museum, à Washington, en 2023. Ses œuvres ont été acquises par le Allen Memorial Art Museum du Oberlin College, en Ohio, le Bowdoin College Museum of Art, au Maine, le Cantor Arts Center de la Stanford University, en Californie, le Fralin Museum of Art de la University of Virginia, en Virginie, le Frances Lehman Loeb Art Center, à New York, le Hood Museum of Art du Dartmouth College, au New Hampshire, le McNay Art Museum, au Texas, le Middlebury College Museum of Art, au Vermont, le Milwaukee Art Museum, au Wisconsin, le Modern Art Museum of Fort Worth, au Texas, le Mount Holyoke College Art Museum, au Massachusetts, le Museum of Contemporary Art San Diego, en Californie, le Museum of Contemporary Photography at Columbia College, en Illinois, le Museum of Modern Art, à New York, la National Gallery of Art, à Washington, le New Britain Museum of American Art, au Connecticut, le Rhode Island School of Design Museum, au Rhode Island, le Rockwell Museum, à New York, le Rose Art Museum à la Brandeis University, au Massachusetts, le San Francisco Museum of Modern Art, en Californie, le Smithsonian American Art Museum, à Washington, le Solomon R. Guggenheim Museum, à New York, le Tang Museum du Skidmore College, à New York, la Wake Forest University Art Collection, en Caroline du Nord, ainsi que le Whitney Museum of American Art, à New York.

Lesley Hampton

Lesley Hampton est une artiste et créatrice de mode Anishinaabe dont la pratique est axée sur le bien-être mental et la neutralité corporelle dans la mode, au moyen d’une perspective autochtone. Elle est membre de la Première Nation de Temagami et se définit comme une adulte « enfant de troisième culture », ayant passé ses années de formation dans l’Arctique et la région de l’Atlantique au Canada, ainsi qu’en Australie, au Royaume-Uni, en Indonésie et en Nouvelle-Calédonie.

La combinaison de son identité autochtone Anishinaabe et de son éducation internationale a nourri sa passion pour les causes socioculturelles. Elle met ainsi son travail au service de la recherche, du dialogue et du renforcement communautaire.

Cheyenne John Houle Schlup

Mon nom est Cheyenne John Houle Schlup. Je suis né et j’ai grandi au Manitoba, au Canada. Je suis membre de la Première Nation d’Ebb and Flow, près du lac Manitoba. J’ai été élevé dans les contreforts du sud-ouest du parc national de Riding Mountain, dans un ranch de bisons situé juste au nord de la Première Nation de Waywayseecappo. J’ai grandi en étant plongé dans le mode de vie autochtone traditionnel, aux côtés de ma petite sœur Tashina. Notre quotidien consistait à monter à cheval, à chasser, à pratiquer le tannage et à fabriquer toutes sortes d’objets, parmi les nombreuses autres activités qui se déroulent dans un ranch des Prairies. Nous avons passé une grande partie de notre enfance avec les Aînées et Aînés de Waywayseecappo et des communautés avoisinantes. Ma mère est une fière femme Anishinaabe originaire de la Première Nation d’Ebb and Flow, et mon père est Suisse, originaire de la région de Berne. Je suis un homme Anishinaabe-suisse, fier de ses deux origines.

L’art a toujours fait partie de ma vie et j’ai commencé très jeune à tanner des peaux, à coudre, à perler, à sculpter et à faire de la paperolle. Le lien entre la culture matérielle et nos pratiques spirituelles, nos rituels, ainsi que la signification des motifs dans les créations m’a été profondément inculqué. Grâce à mes parents et à mon enfance unique, j’ai développé un amour et une admiration pour la façon dont les gens faisaient les choses autrefois, et j’ai commencé à me lancer des défis, que je continue de relever aujourd’hui en tant qu’artiste, pour créer d’une manière qui leur ressemble. Je considère que nos ancêtres sont des références absolues. Nos ancêtres avaient tout compris, et faisaient preuve d’ingéniosité. Ma pratique s’attache à puiser de l’inspiration dans les traditions ancestrales.

Ursala Hudson

Ursala Hudson (Kadusné) est une artiste interdisciplinaire d’origine allemande, anglaise, philippine et autochtone d’Alaska (Tlingit). Elle appartient au clan Raven T’ak Deintaan de la Head House. À travers ses principaux médias que sont la peinture et le textile, elle puise dans les thèmes du féminisme et de la spiritualité autochtones pour aborder le projet colonial, la réforme institutionnelle et la rematriation culturelle.

Ayant grandi au sein d’une famille d’artistes de profession, son père étant le graveur Bill Hudson, et sa mère, la tisserande de renom Clarissa Rizal, une grande partie de son éducation informelle s’est faite par osmose. Elle s’est familiarisée avec le design graphique, le tissage de la côte du nord-ouest, la peinture, la photographie et la confection de régalias grâce à la préparation des matériaux et à l’observation.

Outre que dans l’atelier de ses parents, elle a appris le perlage et la confection de vêtements auprès de ses grands-mères, de ses tantes, de sa sœur et des membres de sa communauté. Elle est titulaire d’une maîtrise en beaux-arts de l’Institute of American Indian Arts, obtenue sous la direction de Tanya Lukin Linklater, Jackson Polys, Anna Hoover et Jordan Poorman Cocker.

Elle conçoit la création artistique comme une pratique holistique qui s’étend bien au-delà du concept ou du produit. Grâce à sa vision du monde selon laquelle l’art est le résultat d’une infinité d’actions et de parties prenantes entremêlées, tout – de l’aménagement paysager à la maternité, de la rivière au cosmos – participe au processus créatif. C’est pour cette raison que toute œuvre est une cocréation, et n’est jamais le résultat d’un travail individuel. Chaque œuvre d’art qu’elle crée est un hommage aux ancêtres qui l’ont précédée et à sa descendance à venir.

Ses œuvres ont été exposées et activées à l’échelle internationale, notamment à la Smithsonian’s Renwick Gallery, à Washington, lors de la Indigenous Fashion Week de Toronto, à la SWAIA runway invitational de Santa Fe, ainsi qu’à la Biennale de Venise, en Italie. Ses créations ont en outre été acquises par le Burke Museum, le Newark Museum of Art, la Renwick Gallery of the Smithsonian American Art Museum, la Gochman Family Collection, de même que le National Museum of the American Indian. Elle est lauréate de prix et de bourses de résidence offerts par NDN Collective, Native Arts and Culture, le First Peoples Fund, l’Institute of American Indian Arts, le Sealaska Heritage Institute et le Church Sag Harbor. Son travail lui a valu de nombreuses distinctions, y compris la mention Best of Show décernée dans le cadre du festival IN THE SPIRIT tenu par le Washington State History Museum en 2021.

Ursala vit (et travaille) sur les terres ancestrales des peuples Ute, Pueblo, Apache et Diné, dans le sud-ouest du Colorado, avec ses deux filles, Amélie et Simone, leur père, le sculpteur Chris Haas, et son père, le critique social Bill Hudson.

Ursula Johnson

Ursula Johnson est une artiste interdisciplinaire Mi’kmaw originaire de la Première Nation d’Eskasoni, dans le district d’Unama’ki, en Nouvelle-Écosse. Depuis l’obtention de son diplôme de la NSCAD en 2006, elle a exposé ses œuvres à l’échelle nationale dans diverses galeries d’art universitaires, des musées provinciaux, des centres d’artistes autogérés et des festivals.

Elle a également présenté ses œuvres à l’étranger, notamment en Chine, en Italie, en Grèce, en Australie et aux États-Unis.

Elle travaille avec un large éventail de médias, tout en accordant une place particulière à la performance et aux installations, qui sont au fondement de sa pratique. Une grande partie de son corpus repose sur des interventions didactiques collaboratives, en s’ancrant dans un lieu précis et en impliquant souvent une collaboration avec d’autres personnes. Elle décrit son travail comme étant basé sur « des médias qui s’adaptent à la personne à qui je m’adresse et au type de dialogue que j’essaie de nouer ».

Elle collabore également avec son épouse, Angella Parsons, au sein du duo KINUK. Johnson et Parsons ont créé des œuvres qui explorent les notions de public et de privé dans le cadre de la nature interpersonnelle de leur relation, ainsi que des différences et des similitudes culturelles.

Johnson a été finaliste du Prix national d’art de Salt Spring (2015) et du Prix Masterworks de la Nouvelle-Écosse (2016). Elle a reçu le Prix Reveal d’art autochtone de la Fondation Hnatyshyn (2016) et est la lauréate du Prix Sobey pour les arts de 2017.

Sonya Kelliher-Combs

Sonya Kelliher-Combs (Iñupiaq et Athabascane) est une artiste dont la pratique repose sur une diversité de techniques. Sa famille, ses cultures et son lien avec le territoire influencent l’ensemble de son œuvre. Ayant grandi dans une communauté rurale, elle a observé et pratiqué les travaux traditionnels féminins et collectifs transmis de génération en génération, comme la couture de peaux, le perlage et la préparation des aliments, ce qui lui a appris à apprécier l’intimité du savoir intergénérationnel et des histoires matérielles. Ce savoir collectif imprègne profondément la matérialité, le symbolisme et la structure de sa pratique artistique.

À travers ses peintures et sculptures en techniques mixtes, ainsi que par son travail de commissaire d’expositions et son engagement communautaire, elle propose une chronique de la lutte permanente pour l’autodéfinition et l’identité alaskaines. L’imagerie et le symbolisme de son œuvre évoquent l’histoire, la culture, la famille et la vie de son peuple. Ils évoquent également les abus, la marginalisation et les luttes historiques et contemporaines des peuples autochtones du Nord et du monde entier.

La matérialité de son œuvre rend hommage à l’ingéniosité des pratiques ancestrales, comme la préparation des peaux et des membranes, tout en examinant comment des matériaux comme le plastique et le pétrole transforment le paysage. Son utilisation de matériaux synthétiques, organiques, traditionnels et contemporains transcende les divisions binaires entre cultures occidentales et autochtones, entre le soi et l’autre, et entre l’être humain et la nature, pour explorer les interrelations et l’interdépendance de ces notions. Par l’engagement communautaire, elle étend ces échanges au-delà de sa pratique individuelle. À travers son travail de commissariat, ses recherches archivistiques et ses initiatives artistiques collaboratives, elle s’efforce d’accroître la visibilité des artistes autochtones et des membres de la communauté qui prônent l’action sociale et les techniques traditionnelles.

Elle a reçu la prestigieuse bourse United States Arts, la bourse Joan Mitchell, la bourse Eiteljorg pour les beaux-arts autochtones américains et la bourse de la Fondation Rasmuson, ainsi que le Prix des arts du maire d’Anchorage en 2005 et le Prix du gouverneur de l’Alaska décerné à un artiste solo en 2010. Ses œuvres figurent dans les collections du IAIA Museum of Contemporary Native Arts, du Whitney Museum of American Art, du Denver Art Museum, du British Museum, du Anchorage Museum, de l’Alaska State Museum, du University of Alaska Museum of the North, du Eiteljorg Museum, du Smithsonian National Museum of the American Indian ainsi que du Montclair Art Museum. Parmi ses expositions récentes se trouvent Arctic/Amazon, présentée à la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto, Agency: Feminist Art and Power, au Museum of Sonoma County, à Sonoma, en Californie, et Hearts of Our People: Native Women Artists, au Minneapolis Institute of Art, au Minnesota. Elle vit et travaille à Anchorage, en Alaska.

Yuki Kihara

Yuki Kihara (née en 1975) est une artiste conceptuelle d’origine japonaise et Sāmoa qui vit et travaille aux îles Sāmoa. Sa pratique artistique interdisciplinaire remet en question les récits historiques dominants et leur persistance sociopolitique dans la culture contemporaine. L’artiste intègre de manière poétique l’esthétique et les codes culturels Sāmoa en recourant à divers médias, notamment la performance, la sculpture, les textiles, le cinéma, la photographie et le commissariat. Ses projets sont directement ancrés dans les communautés Sāmoa et du Pacifique. Ils sont cocréés localement, mais conçus pour voyager, interpeller et influencer les publics, les institutions et les discours locaux et internationaux, sans pour autant perdre de vue leur responsabilité envers la communauté qui les a façonnés. La pratique de Kihara est aujourd’hui largement considérée comme étant à l’avant-garde de l’art contemporain et de la théorie culturelle du Pacifique.

Elle s’est fait connaître à la suite de son exposition solo intitulée Living Photographs présentée en 2008 au Metropolitan Museum of Art de Manhattan, à New York, dans l’aile Lila Acheson Wallace de l’art moderne et contemporain, qui mettait en valeur les points saillants de sa pratique artistique interdisciplinaire. Cette exposition a été suivie de l’acquisition de ses œuvres par le Musée pour sa collection permanente.

Les œuvres de Kihara ont entre autres été présentées dans le cadre de nombreuses expositions, notamment à la Biennale de Gwangju en 2023, au pavillon d’Aotearoa (Nouvelle-Zélande) lors de la 59e Biennale de Venise en 2022, à la Triennale d’Aichi en 2022, à la Biennale d’art de Bangkok en 2018, à la Biennale d’Honolulu en 2017, à la Triennale Asie-Pacifique en 2015 et en 2002 et la Quinquennale de Sakahàn en 2013.

En 2022, elle a représenté l’Aotearoa à la 59e Biennale de Venise avec son exposition solo intitulée Paradise Camp, organisée par Natalie King et présentée à l’Arsenal, où elle a été saluée par la critique.

Ses œuvres se trouvent dans plus de 30 collections permanentes, y compris celles du Museum of Modern Art, du Metropolitan Museum of Art, du Los Angeles County Museum of Art, du British Museum, du National Museum of World Cultures, aux Pays-Bas, du National Museum of Scotland, de la Sunpride Foundation, à Hong Kong, de la Queensland Art Gallery-Gallery of Modern Art, de la National Gallery of Australia, du Kaohsiung Museum of Fine Arts, à Taiwan, et du Te Papa Tongarewa Museum de Nouvelle-Zélande.

Elle a reçu plus de 50 subventions et prix, dont le prix Art Laureate décerné par la Arts Foundation of New Zealand Te Tumu Toi en 2021. Elle a en outre reçu des subventions et des prix du Arts Council of New Zealand Toi Aotearoa, de l’Asia New Zealand Foundation, de l’Association of Social Anthropology in Oceania, du Goethe Institute, du British Council, de l’ambassade de France en Aotearoa Nouvelle-Zélande, du ministère des Affaires étrangères et du Commerce d’Australie, du ministère des Affaires étrangères et du Commerce de la Nouvelle-Zélande ainsi que d’ONU Femmes.

Cannupa Hanska Luger

Cannupa Hanska Luger est un artiste primé et un innovateur culturel dont la démarche créative et philosophique fait appel à de nouvelles méthodologies, idées et technologies spéculatives qui incarnent l’innovation autochtone tout en faisant évoluer la pensée collective.

Originaire de la réserve autochtone de Standing Rock, au Dakota du Nord, Luger est membre des Three Affiliated Tribes de Fort Berthold (Mandan, Hidatsa et Arikara) et de la Nation Lakota. Par des récits visuels audacieux, il propose de nouvelles perspectives sur le vécu commun, tout en mettant de l’avant une vision du monde proprement autochtone.

À travers une démarche interdisciplinaire et engagée intégrant l’art public, les installations à grand déploiement, la sculpture en céramique, la performance, les médias temporels, l’écriture et les actions de réhabilitation du territoire, Luger crée des œuvres qui combinent un regard critique sur la culture, l’activisme autochtone et un profond respect pour la diversité des matériaux, des territoires et des communautés avec lesquels il interagit.

Le corpus de Luger a figuré à la une du magazine National Geographic, et a été présenté dans le New York Times Magazine ainsi que par Art21. Il a été désigné chef de file en matière de climat par Grist pour avoir proposé des solutions novatrices aux défis les plus pressants de notre planète, et a reçu de nombreuses distinctions en reconnaissance de son travail novateur.

En 2026, il s’est vu décerner le prestigieux Prix littéraire PEN/Jean Stein pour SURVIVA: A Future Ancestral Field Guide. Il a en outre reçu le Prix Wayfinder de la National Geographic Society en 2025, en plus de recevoir le titre de National Geographic Explorer. Toujours en 2025, il a également reçu un doctorat honorifique en beaux-arts du Maine College of Art & Design, le Prix d’excellence artistique du gouverneur du Nouveau-Mexique, la bourse Eiteljorg pour l’art contemporain et le Prix Ourworlds des arts visuels immersifs.

Parmi les autres récompenses qui lui ont été décernées figurent le Prix Herb Alpert dans le domaine des arts en 2024, la bourse Monument Lab en 2024, la bourse Soros Arts en 2023, la bourse Guggenheim en 2022, la bourse United States Artists en 2021, la bourse Creative Capital en 2020, la bourse de recherche pour artistes du Smithsonian en 2020, le Prix en peinture et sculpture de la Fondation Joan Mitchell en 2019, ainsi que le tout premier Prix Burke du Museum of Arts and Design de New York en 2018.

Ses œuvres ont entre autres été exposées à l’échelle nationale et internationale, notamment dans le cadre du Midnight Moment de Times Square Arts (New York, États-Unis), de la 16e Biennale de Sharjah (Sharjah, Émirats arabes unis), de la 81e Biennale du Whitney Museum of American Art (New York, États-Unis), de la 14e Biennale de Shanghai à la Power Station of Art (Shanghai, Chine), au Metropolitan Museum of Art (New York, États-Unis), au Gardiner Museum (Toronto), au Kunsthal KAdE (Amersfoort, Pays-Bas), à l’Art Gallery of Alberta (Edmonton), au Crystal Bridges Museum of American Art (Bentonville, États-Unis) et au National Center for Civil and Human Rights (Atlanta, États-Unis).

Il est représenté par la Garth Greenan Gallery de New York et crée notamment à son studio situé à Glorieta, au Nouveau-Mexique.

Ema Lyon

Ema Lyon (Ngāti Porou, Écossaise, Anglaise) est une artiste du textile, tisserande, animatrice, autrice, conceptrice d’objets, propriétaire d’entreprise et maman de trois tamariki extraordinaires. En tant que takatāpui, elle nourrit une pratique qui remet en question la binarité des genres, en explorant les concepts autochtones de fluidité de genre et de sexualité.

Elle a amorcé sa pratique du tissage sous la direction de Kahutoi Te Kanawa et a eu la chance d’être encadrée, à ses débuts en tant que tisserande, par Diggeress Te Kanawa et Christina Wirihana. En tant que kairaranga et kaiwhatu, elle entre en communion avec ses tīpuna pour faire revivre les récits de ses ancêtres et faire découvrir l’art de la fibre sous un nouveau jour. 

Meryl McMaster

Titulaire d’un baccalauréat ès arts en photographie de la Ontario College of Art and Design University depuis 2010, Meryl McMaster vit et travaille actuellement au Québec. Connue pour ses vastes autoportraits à caractère performatif, elle explore les questions identitaires à travers le territoire, la filiation, l’histoire et la culture en puisant dans ses propres origines nêhiyaw (crie des Plaines), britannique et néerlandaise. Elle est citoyenne de la Nation des Siksika, en Alberta, et sa famille est également originaire de la Nation Crie de Red Pheasant, en Saskatchewan.

Ses œuvres ont entre autres été présentées lors d’expositions individuelles au McMaster Museum of Art, au Heard Museum, au Remai Modern, à la McMichael Canadian Art Collection, au Montclair Museum, au Musée d’art de Joliette, à la Urban Shaman Contemporary Aboriginal Art Gallery, au Musée McCord Stewart, à la Maison du Canada à Londres, à la Ikon Gallery, au Ryerson Image Centre, au Glenbow Museum, au Museum of Contemporary Native Arts et au Smithsonian National Museum of the American Indian, de même que dans le cadre de Mérignac Photo et de la Biennale MOMENTA de Montréal.

Elle a également présenté ses créations à l’occasion d’expositions collectives, notamment au Humboldt Forum Berlin, au National Museum of Women in the Arts, au Cummer Museum, au Museo de Arte Contemporáneo, au Autry Museum, au Museum der Moderne Salzburg, au Amon Carter Museum of American Art, au Sprengel Museum, au Heard Museum, au Anchorage Museum, au Australian Centre for Photography, au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée des beaux-arts du Canada, au Minneapolis Institute of Art, au Denver Art Museum, au Pérez Art Museum ainsi qu’à l’Art Gallery of Alberta.

Son travail lui a valu de nombreuses récompenses, dont la Médaille du couronnement de Charles III, le Prix nouvelle génération de photographes de la Banque Scotia, le Prix REVEAL pour l’art autochtone, le Prix Charles Pachter pour les artistes en émergence, le Prix Canon Canada, le Prix Eiteljorg pour l’art contemporain et la Médaille de l’OCAD University. Elle s’est hissée parmi les finalistes pour l’obtention du Prix de la nouvelle découverte des Rencontres d’Arles en 2019 et du Prix de la photo Madame Figaro-Arles en 2019, et était en lice pour l’obtention du Prix Sobey pour les arts en 2016.

Elle est représentée par la Stephen Bulger Gallery (Toronto) et par la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain (Montréal).

Caroline Monnet

Caroline Monnet est une artiste multidisciplinaire Anishinaabe francophone établie à Montréal et originaire d’Aylmer, en Outaouais. Située à la confluence des arts visuels et cinématographiques, sa pratique aborde les thèmes de la résilience et de la transformation. Son travail a été présenté sur la scène internationale, y compris au Musée des beaux-arts de Montréal et au Schirn Kunsthalle Frankfurt, en Allemagne, ainsi que dans le cadre d’expositions d’envergure, comme la Biennale du Whitney.

Ses films ont été présentés au Festival international du film de Toronto, au Festival de cinéma de Sundance, de même qu’à la Berlinale. Elle a en outre reçu de nombreuses distinctions et bourses internationales. Ses œuvres figurent au sein d’importantes collections en Amérique de Nord et à l’international, comme celle de la Maison de l’UNESCO, à Paris, en France. 

Kent Monkman

Kent Monkman est un artiste visuel interdisciplinaire Cri. Membre de l’ocêkwi sîpiy (Nation crie de Fisher River, sur le territoire du Traité 5, au Manitoba), il vit et travaille à New York et à Toronto.

Son alter ego, Miss Chief Eagle Testickle, apparaît souvent dans son travail : être surnaturel qui voyage dans le temps et change de forme, elle renverse le regard colonial pour remettre en question les idées reçues sur l’histoire et les peuples autochtones. Ses œuvres se trouvent dans des collections permanentes d’institutions muséales, comme le Metropolitan Museum of Art, le Denver Art Museum, le Hirshhorn Museum, le Hood Museum of Art, le Heard Museum, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Glenbow Museum, le Musée d’art contemporain de Lyon ainsi que le Musée des beaux-arts de l’Ontario. Ses créations figurent également dans des collections privées, comme celles de l’Art Bridges, de la Horseman Foundation, de la Carl & Marilynn Thoma Foundation, du Forge Project, de la Sobey Art Foundation et de la Rob & Monique Sobey Foundation, ainsi que dans la Tia Collection et la Gochman Family Collection.

En 2019, Monkman a été le premier artiste à se voir confier la commande de deux tableaux monumentaux dans le cadre du projet Great Hall Commission du Metropolitan Museum of Art, à New York. En 2023, il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada, soit la plus haute distinction civile du pays, et, en 2025, il a reçu le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.

Nadia Myre

Nadia Myre est une artiste visuelle contemporaine dont la pratique multidisciplinaire explore les thèmes de la résilience, de l’appartenance, de la transformation et des politiques de reconnaissance. Selon Canadian Art, « le travail de Nadia Myre tisse des histoires complexes sur l’identité autochtone, l’identité des nations, la mémoire et l’artisanat, en utilisant des techniques de perlage pour créer des œuvres magnifiques et minutieuses ». À travers ses créations évocatrices, Myre interroge les structures de pouvoir qui façonnent les récits personnels et collectifs, créant des espaces de réflexion sur la mémoire, les liens ancestraux et la fragilité partagée de l’expérience humaine. Son art résonne profondément, suscitant des dialogues qui unissent histoire, matérialité et poésie du récit.

Diplômée du Camosun College (1995), de la Emily Carr University of Art and Design (1997) et de l’Université Concordia, où elle a obtenu une maîtrise en arts visuels (2002), Myre a construit une carrière remarquable s’étendant sur plus de deux décennies. Son travail a été largement exposé en Amérique du Nord et à l’international, notamment au Royaume-Uni, en France, en Italie, en Grèce, au Mexique, au Gabon et en Chine. Ses œuvres figurent dans des collections prestigieuses, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada, de la Smithsonian Institution, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée canadien de l’histoire et de la Kadist Foundation, ainsi que dans les ambassades du Canada à New York, à Londres, à Paris et à Athènes.

Parmi ses expositions individuelles récentes figurent All This and More (Blouin Division, Toronto, 2024), Tout geste est/et politique (Fondation Guido Molinari, Montréal, 2024), [in]tangible tangles et autres œuvres (Centre d’artistes Ahkwayaonhkeh, Québec, 2024), Ropes & Lines (Centre international d’art du paysage – Île-de-Vassivière, France, 2024), Want Ads (Macaulay + Co., Vancouver, 2024) et After the Fire, and other work (DIANA, New York, 2024). Son projet commandé Tell me of your boats and your waters, where do they come from and where do they go? a été présenté aux Edinburgh Printmakers dans le cadre du Festival d’art d’Edinburgh en 2022.

Myre a également participé à des expositions collectives remarquables, telles que Interwoven Power: Native Knowledge/Native Art (Montclair Art Museum, New Jersey, 2024), Perler, radicalement (Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, 2024), Native American Art Now (Sundaram Tagore Gallery, New York, 2023) et The Vibration of Things (15e triennale de la petite sculpture de Fellbach, Allemagne, 2022).

Ses contributions à l’art contemporain lui ont valu de nombreuses distinctions, notamment le prix Emily (2024), une bourse de la Société royale du Canada (2023), le Prix Louis-Comtois (2021) et le Prix Sobey pour les arts, pour les artistes canadiens de moins de 40 ans (2014). Myre a également été nommée Compagne du Conseil des arts et des lettres du Québec en 2019, consolidant ainsi son statut de figure majeure de l’art canadien et international.

À travers sa pratique évocatrice, Nadia Myre continue de créer des espaces de dialogue et de réflexion, confrontant les complexités de l’appartenance, de la mémoire et des croisements entre histoires personnelles et collectives.

Darlene Naponse

Darlene Naponse est une artiste Anishinaabe originaire d’Atikameksheng Anishnawbek, dans le nord de l’Ontario.

Elle est autrice, réalisatrice et vidéaste. Ses œuvres cinématographiques ont été présentées à l’échelle nationale et internationale. Elle est propriétaire de Baswewe Films Inc., une société de production située dans la réserve d’Atikameksheng Anishnawbek.

Elle a réalisé quatre longs métrages et plusieurs courts métrages ayant été présentés au Festival du film de Sundance, au Festival international du film de Toronto et au Festival imagineNATIVE Film + Media Arts. Certaines de ses œuvres ont également été diffusées à la télévision.

Elle détient une maîtrise en création littéraire de l’Institute of American Indian Arts ainsi qu’un baccalauréat obtenu avec mention en 2001 à l’Université Laurentienne. En 2017, elle s’est hissée parmi les finalistes du Prix McClelland & Stewart Journey remis par la Société d’encouragement aux écrivains du Canada pour son texte « She Is Water », publié dans The Malahat Review.

Son corpus s’inscrit dans le contexte de la communauté et du monde naturel. En tant que transmettrice de récits, elle recherche des images imaginatives, en proposant une vérité par les mots, le cinéma et l’art.

Shelley Niro

Shelley Niro est une Mohawk de la baie de Quinte et membre du clan de la Tortue des Six Nations de la rivière Grand.

Elle a suivi un programme en arts graphiques au Durham College d’Oshawa, où elle s’est spécialisée en photographie, en dessin et en histoire de l’art. Des années plus tard, elle a intégré l’Ontario College of Art à Toronto, où elle a obtenu son diplôme avec distinction. En 2019, elle s’est vu décerner un doctorat honorifique de la Ontario College of Arts and Design University. En 2023, elle a reçu un doctorat honorifique de la Western University, puis, en 2024, un autre de la Wilfred Laurier University.

Shelley a été la première lauréate du Prix des arts autochtones décerné par le Conseil des arts de l’Ontario en 2012. En 2017, elle a reçu le Prix du Gouverneur général pour les arts du Conseil des arts du Canada, le Prix de photographie de la Banque Scotia et le Prix Reveal de la Fondation Hnatsyshyn. Elle a également reçu un prix de la Fondation Dreamscatchers et est devenue Aînée honoraire au sein de l’Indigenous Curatorial Collective. En 2019, elle a reçu le Prix Paul de Hueck et Norman Walford pour l’ensemble de sa carrière en photographie.

Mathew Nuqingaq

Mathew Nuqingaq (né en 1964) est un joaillier, ferronnier d’art, sculpteur, danseur de tambour, photographe et transmetteur de savoirs réputé. Il est également propriétaire et fondateur du studio de création de bijoux Aayuraa, à Iqaluit.

Il a enseigné la joaillerie au Nunavut Arctic College avant d’ouvrir son atelier, où il réalise ses créations et accueille des artistes de passage qui viennent travailler à l’un de ses « établis ». Il s’intéresse particulièrement à l’utilisation de matériaux non traditionnels, comme l’argent et le cuivre, pour réaliser des sculptures et des bijoux inuits.

Nuqingaq est l’un des six artistes qui ont créé le bâton de cérémonie à l’occasion de l’inauguration du gouvernement du Nunavut en 1999. Il est également un artiste accompli qui est invité chaque année à des festivals et à des célébrations à l’international. Cofondateur et ancien président de l’Association des arts et de l’artisanat du Nunavut, Nuqingaq a également siégé au conseil d’administration de la Fondation pour l’art inuit pendant plus de 20 ans.

Jaad Kuujus/Meghann O’Brien

Jadd Kuujus/Meghann O’Brien est une artiste Haïda/Kwakwaka’wakw originaire d’Alert Bay, en Colombie-Britannique. Elle s’intéresse à l’utilisation de matériaux naturels pour explorer les notions de temps, d’espace et d’identité génétique,, et continue de s’inspirer des formes traditionnelles pour créer des œuvres inédites et contemporaines. Son objectif est de faire connaître le tissage en tant que forme d’art vivant.

Curtis Oland

Curtis Oland est un créateur de mode et artiste interdisciplinaire d’origine Lil’Wat et canadienne. Il a grandi dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, et réside actuellement à Vancouver. Son attachement à son héritage autochtone Lil’Wat, aux paysages montagneux et surnaturels de sa terre natale, ainsi que ses expériences nomades internationales ont attisé son essence brute, sauvage et sereine qui célèbre et honore le territoire de même que la matérialité. Puisant dans l’art, la mode, la performance, l’installation, le cinéma et la direction artistique, il a participé à des projets collaboratifs qui tissent des récits diversifiés et complexes.

Taqralik Partridge

Taqralik Partridge est une commissaire, artiste et autrice Inuk et écossaise originaire de Kuujjuaq, au Nunavik. Elle a été directrice du Nordic Lab à la galerie SAW d’Ottawa et commissaire au Musée de beaux-arts de l’Ontario, à l’Art Gallery of Guelph ainsi que de manière indépendante pour diverses galeries.

Elle était également rédactrice indépendante pour l’Inuit Art Quarterly. Elle se produit depuis plus de 20 ans dans des festivals au Canada et à l’étranger, tant comme poète de créations parlées que comme chanteuse inuite de chant guttural. Ses œuvres visuelles et cinématographiques ont été présentées lors d’expositions en Amérique du Nord, en Australie, en Norvège, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni. Elle réside actuellement à Ottawa avec sa famille.

Celeste Pedri-Spade

Celeste Pedri-Spade est une artiste Ojibwe Anishinabekwe originaire de la Première Nation du lac des Mille Lacs. Elle se définit comme une « créatrice de traces » dont la pratique est surtout axée sur le travail du textile et la photographie. Titulaire d’un doctorat en anthropologie visuelle de la University of Victoria, elle est professeure agrégée à l’Université McGill, où elle occupe également le poste de vice-provost aux initiatives autochtones, un rôle qu’elle est la première à occuper.

Par sa pratique artistique, elle rend hommage aux femmes qui font partie de sa vie et explore les significations tactiles et sensuelles qui émergent des interactions créatives avec les environnements matériels. Au moyen de gestes matériels, son œuvre s’insère dans les relations entre le pouvoir colonisateur et le peuple Anishinaabeg se déployant sur les terres ancestrales de sa famille, en mettant en lumière la présence continue, la force et l’ingéniosité des femmes autochtones. Par sa démarche, elle s’intéresse à la manière dont les gestes matériels réinscrivent les récits autochtones sur et au sein des territoires et des corps autochtones, cultivant ainsi une pratique décoloniale continue.

Ses œuvres ont été exposées tant sur la scène nationale qu’internationale, notamment dans le cadre des expositions Future Imaginaries: Indigenous Art, Fashion, and Technology (Autry Museum of the American West, Los Angeles, États-Unis), Fashion Fictions (Vancouver Art Gallery, Vancouver), Born Celestial (Hamilton Artists Inc., Hamilton), NDN Rose (Semaine de la mode autochtone de Toronto), Dress to Redress: Exploring Native American Material Culture (American Museum in Bath, Royaume-Uni) et Global Wardrobe (Kunstmuseum Den Haag, Pays-Bas).

Rosanna Raymond

Rosanna Raymond Sistar S’pacific, alias Rosanna Raymond, est une innovatrice de la scène de l’art contemporain Pasifika, membre de longue date du collectif artistique The Pacific Sisters et membre fondatrice du SaVĀge K’lub. Ses performances, installations, ornementations corporelles et créations parlées lui ont valu une renommée internationale. Les œuvres de celle qui a aussi publié des écrits et des poèmes se trouvent dans des musées et des collections privées au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. En 2018, Raymond a remporté le prix CNZ Senior Pacific Artist, en reconnaissance de sa contribution au milieu des arts. Celle qui a été boursière Dale Fellow en résidence au Metropolitan Museum of Art à New York est également titulaire d’une maîtrise en philosophie de la Auckland University of Technology, en Nouvelle-Zélande.

Suzanne Tamaki

Suzanne Tamaki (Ngāti Maniapoto, Tūhoe) est une artiste et instigatrice de provocations sociales. Alliant mode, photographie et image animée, elle crée des récits visuels qui abordent les enjeux politico-culturels en Aotearoa (Nouvelle-Zélande). Ses œuvres explorent souvent les fondements des féminismes autochtones dans le Pacifique Sud, tout en remettant en question le regard colonial. Ses œuvres portent en outre un regard critique sur les conceptions occidentales de la nation au sein d’un pays biculturel.

Elle est membre des collectifs Pacific Sisters et SaVAge K’lub. Ses créations figurent dans des collections muséales en Aotearoa et à l’échelle mondiale, dont le Te Papa Tongarewa National Museum of New Zealand (avec le collectif Pacific Sisters), le Casula Museum, à Sydney, en Australie, le British Museum, au Royaume-Uni, le University of Cambridge Museum of Archeology and Anthropology, au Royaume-Uni et le Dowse Art Museum, à Lower Hutt, en Aotearoa.

On compte parmi ses récentes expositions Kiingi Tuheitia Portrait Award, présentée à la New Zealand Portrait Gallery, Wellington en 2021, A Bloody Encounter, au Pātaka Museum, à Porirua, en Nouvelle-Zélande, en 2019, et Pacific Sisters Fashion Activists, au Te Papa Tongarewa, à Wellington, en Nouvelle-Zélande, en 2019. Avec Pacific Sisters, elle a participé à la 24e Biennale de Sydney.

Maggie Thompson

Les œuvres multimédias de Maggie Thompson (Ojibwe) élargissent les différentes façons d’être et de devenir qui ont été transmises par les traditions textiles. Elle travaille avec habileté et intuition des matériaux naturels et synthétiques pour aborder des expériences personnelles et universelles de perte, de deuil et d’amour.

Elle a présenté des expositions individuelles, notamment Interactions (IAIA Museum of Contemporary Native Arts, Santa Fe, 2025-2026), Loves Me, Loves Me Not (Franconia Sculpture Park, Shafer, Minnesota, 2023), et Just Friends (Bockley Gallery, Minneapolis, 2022). Ses œuvres ont été présentées dans le cadre d’expositions collectives, y compris Anishinaabe Art: A Continuation (Detroit Institute of the Arts, 2025-2026), Text :: Textile (Broodthaers Society of America, New York, 2025), The Shape of Power: Stories of Race and American Sculpture (Smithsonian American Art Museum, Washington, 2025), et Sharing Honors and Burdens: Renwick Invitational 2023 (Renwick Gallery of the Smithsonian American Art Museum, Washington, 2023-2024).

Thompson est la lauréate de la bourse Jim Denomie Memorial, ainsi que de prix décernés par la Jerome Foundation, le Minnesota State Arts Board et la Native Arts and Cultures Foundation. Ses œuvres se trouvent entre autres dans les collections du Minneapolis Institute of Art, du Minnesota Museum of American Art, de la Minnesota Historical Society et de the Tia Collection. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts en textiles à la Rhode Island School of Design en 2013.

En plus de sa pratique artistique, elle est commissaire et propriétaire du Makwa Studio, un espace créatif et une marque produisant des accessoires vestimentaires mettant en valeur les motifs textiles autochtones.

Thompson est établie à Minneapolis.

Scott Wabano

En tant qu’Eeyou bispirituel, Scott Wabano a grandi au sein de communautés autochtones isolées le long de la côte de la baie James, sans avoir été beaucoup en contact avec l’industrie de la mode et les idées progressistes. Il est un influenceur ayant été nommé ambassadeur d’espoir par l’organisme We Matter. Il s’est en outre récemment vu décerner le Prix Jeune inspirant de l’année par le Conseil national de la jeunesse Crie. Ses études postsecondaires en arts et en gestion de la mode au Humber College de Toronto l’ont amené à travailler avec les marques Vitaly Design, Manitobah Mukluks et Lesley Hampton. Il est également styliste indépendant. 

Elina Waage Mikalsen

Elina Waage Mikalsen (elle) est une artiste et musicienne interdisciplinaire Sáminorvégienne née en 1992 et originaire de Romssa/Tromsø, en Sápmi/Norvège. Sa pratique entrelace le son, le textile, la performance, le texte et l’installation. Son corpus sonore est souvent un mélange d’enregistrements sur le terrain, de voix, de sons électroniques et d’instruments fabriqués. Elle cherche à créer des espaces sonores qui se situent quelque part entre la réalité et le fantasme, où le son agit comme une machine à remonter le temps, où la temporalité s’évapore pour créer une onde de mouvement traversant le passé et l’avenir.

En recueillant des fragments d’histoires, de matériaux et de pratiques, elle explore les interstices. Les vides créés par la colonisation norvégienne de la Sápmi, sous forme de perte de la langue et du patrimoine culturel, deviennent un point de départ pour imaginer les possibilités de représentation de ces espaces, la nature de leur matière et la manière dont ils continuent d’affecter les gens dans nos sociétés.

Olivia Whetung

Olivia Whetung est une artiste visuelle dont la pratique combine le perlage, l’impression et les médias numériques. Son corpus récent s’intéresse à l’écologie, à la biodiversité, à la justice alimentaire de même qu’à la présence autochtone. Ses œuvres ont été exposées dans le cadre d’expositions individuelles à l’Art Gallery of Mississauga, en 2024, à la OPTICA Gallery, à Montréal, en 2022, à la Contemporary Art Gallery, à Vancouver, en 2019, ainsi qu’à la Gallery 44, à Toronto, en 2018. Elle a participé à des expositions en duo et collectives partout au Canada et aux États-Unis. Elle a reçu le Prix des artistes autochtones émergents du Conseil des arts de l’Ontario en 2020, le Prix Joseph S. Stauffer en 2019, le Prix John Hartman en 2018 et le Prix William et Meredith Saunderson pour les artistes en émergence en 2016. Elle est titulaire d’une maîtrise en beaux-arts obtenue en 2016 à la University of British Columbia.

Nico Williams

ᐅᑌᒥᐣ Nico Williams (né en 1989) est membre de la Première Nation Aamjiwnaang (Anishinaabe). Il vit et travaille actuellement à Tiohtià:ke (Montréal). En 2021, il a obtenu une maîtrise en beaux-arts en sculpture à l’Université Concordia. Sa pratique multidisciplinaire et souvent collaborative est axée sur le perlage sculptural. Il est un membre actif de la communauté artistique autochtone urbaine de Montréal et membre de l’équipe de recherche Contemporary Geometric Beadwork. Il a offert des ateliers au Massachusetts Institute of Technology, à l’Université NSCAD, à l’Indigenous Art Centre, à Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, au Musée McCord Stewart et à la University of Toronto.

En 2021, il a reçu la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain et a été lauréat du prestigieux Prix Sobey pour les arts de 2024. Ses œuvres ont été exposées à l’échelle internationale et dans tout le Canada, notamment à l’Art Gallery of Hamilton, en 2023, à la MacKenzie Art Gallery, en 2022, au Musée d’art contemporain de Montréal, en 2021, au Musée des beaux-arts de Montréal, en 2019, à la Fondation PHI pour l’art contemporain, en 2023, et dans le cadre de la récente exposition collective Indian Theater : Native Performance, Art, and Self-Determination since 1969, au Hessel Museum of Art.

Le corpus de Williams a été présenté dans le National Geographic, en 2018, eet à la CBC,, en 2021, et figure dans d’importantes collections publiques, notamment celles du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, des Archives nationales du Québec, de la Ojibwe Cultural Foundation et de la Collection d’œuvres d’art de la Banque Royale du Canada. Sa première sculpture publique, Monument to the Brave, a été commandée en 2020 par la Sick Kids Foundation.

Son travail a été soutenu par le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec (bourse Impulsion), le Conseil des arts de l’Ontario et la bourse d’artiste Fluevog.

Jennifer Younger

Originaire du village d’Yakutat, au sud-est de l’Alaska, Jennifer Younger a grandi dans un cadre naturel et selon un mode de vie traditionnel autochtone. Elle est Tlingit du clan Eagle Kaagwaantaan et habite maintenant à Sitka, en Alaska.

Elle puise son inspiration dans le formline, soit le dessin Tlingit traditionnel, les artefacts historiques, les motifs de vannerie en racines d’épinette, ainsi que dans le contraste et la texture des métaux. Elle s’efforce de sans cesse repousser les limites de son art. Elle assemble et fabrique chaque bijou de manière artisanale, et chacune de ses gravures est unique, car elle pratique le dessin à main levée et n’utilise pas de gabarits.

Jennifer est une artiste dont les œuvres ont fait l’objet de nombreuses publications et qui a remporté plusieurs prix, notamment de l’Evergreen State College de Washington, du Indigenous Fashion Arts Gala, du Northwest Coast Juried Art Show, du SWAIA Juried Art Show, et bien d’autres encore.

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