Atanukans : à la découverte de la cosmogonie innue - Musée McCord Stewart
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Spectacle de contes

Du 3 au 6 novembre 2022

Atanukans : à la découverte de la cosmogonie innue

Le Festival interculturel du conte de Montréal, en collaboration avec le Musée, vous convie à une série inédite et exceptionnelle de contes racontés en langue innue par Charles-Api Bellefleur. Ce dernier sera accompagné sur scène par la poète et femme de lettres Joséphine Bacon, qui fera l’interprétation simultanée en français.

Charles-Api Bellefleur est chasseur, musicien et rêveur. C’est aussi l’un des derniers conteurs innus à retransmettre des histoires issues d’une tradition orale qui se poursuit depuis neuf mille ans. Il est le porteur d’une cosmogonie complète forgée par le peuple innu sur plusieurs millénaires.

Si le peuple innu ne possédait pas d’écriture à l’arrivée des Européens, il est riche d’une littérature orale foisonnante et complexe. Les mythes innus font partie des grandes cosmogonies du monde, au même titre que celles plus connues que sont les mythologies grecques ou égyptiennes. Les conséquences de la colonisation ont pourtant fait tomber dans l’ignorance cette riche tradition.

Comme pour la plupart des peuples faisant partie de la vaste famille linguistique algonquienne, les Innus identifient deux sortes de récits : les atanukans et les tipatshimuns. Un conteur traditionnel innu a décrit ce qu’était un atanukan à l’anthropologue Rémi Savard par « ce qui doit être transmis ». On retrouve dans cette catégorie de récits les mythes de la création du monde et tous les événements qui ont eu lieu à une époque où les hommes et les animaux n’étaient pas encore différenciés. Charles-Api Bellefleur racontera en langue innue 5 des 15 atanukans.

Le regretté Serge Bouchard surnommait les Innus « le peuple rieur ». Ces représentations seront remplies des rires francs de Charles-Api Bellefleur et Joséphine Bacon, qui nous livreront avec joie et complicité des récits qui racontent la place de l’humain dans le cosmos.

Programme

  • Jeudi 3 novembre 2022 à 19 h : Mee
  • Vendredi 4 novembre 2022 à 19 h : Tshakapesh
  • Samedi 5 novembre 2022 à 19 h : Auash kautikumit
  • Dimanche 6 novembre 2022 à 14 h : Aiaeshe
  • Dimanche 6 novembre 2022 à 19 h : Mishukuekuatsheu – atshen atshenukue

En savoir plus

Informations pratiques

Chaque représentation, un atanukan différent est raconté. Il est donc possible d’assister à plus d’une activité.

Activité payante présentée du 3 au 6 novembre 2022.
Durée : entre 1 h et 2 h, selon le récit présenté.
Lieu : Théâtre J. Armand Bombardier du Musée.
Activité recommandée pour les 10 ans et plus.
Places limitées, réservation obligatoire.

Tarifs

  • Adulte (18 ans et plus) : 10 $
  • Aîné (65 ans et plus) : 8 $
  • Adolescent (10 à 17 ans) : 8 $
  • Membre du Musée : 8 $

Billetterie Weezevent

Présentée par le Festival interculturel du conte de Montréal, la série est soutenue par le gouvernement du Canada, dans le cadre du Fonds de réengagement avec les publics pour les organismes œuvrant dans la présentation de spectacles professionnels.

Merci à Productions Innu Assi pour leur soutien.

Programme

Jeudi 3 novembre 2022 à 19 h

Mee
Mee est le premier récit dans ce grand cycle de cinq atanukans; il raconte la création du monde, grâce à un poisson qui sort de l’eau, à qui il pousse des pattes et puis des poils… Darwin vous dites ? Ajoutez une rencontre avec un bébé loup, la découverte du feu et même, un vaste déluge, et vous rentrez dans le monde de la cosmogonie innue par la grande porte!

Vendredi 4 novembre 2022 à 19 h

Tshakapesh
Au centre de ce cycle, il y a le récit fondateur de Tshakapesh, un héros qui nous fait connaître le monde du rêve, seul à pouvoir accéder à tous les autres mondes.

Samedi 5 novembre 2022 à 19 h

Auash kautikumit
Dans Auash kautikumit, ou L’enfant couvert de poux, on découvre l’arrivée de l’été dans un pays où seul l’hiver existe, par le biais d’un enfant pouilleux, abandonné par ses parents, qui part à la quête des oiseaux d’été.

Dimanche 6 novembre 2022 à 14 h

Aiaeshe
Ce conte raconte l’histoire de Aiaeshe, un enfant abandonné sur une île par son père qui retrouvera la liberté grâce à un insecte géant sur le dos duquel il se sauvera. Ces aventures le mèneront à confronter son père. Un récit fantastique, étrange et d’une richesse infinie…

Dimanche 6 novembre 2022 à 19 h

Mishukuekuatsheu – atshen atshenukue
Dans ce récit, nous découvrons le grand anti-héros Mishukuekuatsheu, ou Carcajou, joueur de tour et structurateur du monde qui affrontera créatures géantes et autres monstres dans de nombreuses aventures à la fois épiques et loufoques.

Biographies des intervenants

Charles- Api Bellefleur

Innu de Unamen Shipu (La Romaine) sur la Côte-Nord, Charles-Api Bellefleur est le gardien des légendes de son peuple. Grand porteur de traditions, précieux défenseur de l’innu-aitun, sa culture, et de l’innu-aimun, sa langue, il raconte ses histoires dans une langue colorée et pleine d’images.

Chasseur et rêveur, il est aussi musicien et s’accompagne à l’accordéon et au teueikan, tambour sacré et très respecté chez les Innus. Il raconte avec respect, émotion et fierté des histoires qui relatent l’époque où les humains et les animaux partageaient vraiment tout, incluant le mystérieux monde du rêve. Il fait rayonner son art à travers la province et le pays, et représente une source d’inspiration pour les générations en quête d’accomplissement identitaire.

Charles-Api Bellefleur parcourt les événements des communautés innues et il participe à toutes les occasions qui lui sont offertes de faire rayonner son art et les traditions qu’il porte. En 2021, il a été lauréat de Maîtres de traditions vivantes, un programme national du Conseil québécois du patrimoine vivant qui vise à reconnaître des artistes et des artisans au talent exceptionnel qui maîtrisent une pratique ou une technique transmise de génération en génération.

Joséphine Bacon

Joséphine Bacon est une poète innue originaire de Pessamit. Réalisatrice et parolière, elle est considérée comme une auteure phare du Québec. Elle a travaillé comme traductrice-interprète auprès des aînés – celles et ceux qui détiennent le savoir traditionnel – et, avec sagesse, elle a appris à écouter leur parole. Joséphine Bacon dit souvent d’elle-même qu’elle n’est pas poète, mais que dans son cœur nomade et généreux, elle parle un langage rempli de poésie où résonne l’écho des anciens qui ont jalonné sa vie.

Chez Mémoire d’encrier, elle a écrit son premier recueil Bâtons à message / Tshissinuatshitakana (2009) en pensant à ces nomades amoureux des grands espaces, et a reçu le Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal en 2010 pour son poème Dessine-moi l’arbre. Toujours chez Mémoire d’encrier, elle a publié en collaboration avec José Acquelin Nous sommes tous des sauvages (2011) et Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat (2013 – finaliste pour les Prix littéraires du Gouverneur général ainsi qu’au Grand Prix du livre de Montréal). Son plus récent recueil, Uiesh – Quelque part (2018), lui a valu le Prix des libraires du Québec 2019.

Parolière et auteure des textes d’enchaînement du spectacle de Chloé Sainte-Marie, intitulé Nitshisseniten e tshissenitamin, Joséphine Bacon a également travaillé en cinéma. Elle enseigne l’innu-aimun depuis plus de 40 ans.

Visionnez la bande annonce produite par le Festival interculturel du conte de Montréal.

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